L'imagerie médicale

En complément de la radiographie standard classique, sont apparues, en 30 ans, de nombreuses techniques d’imagerie comme la scintigraphie, l’échographie, le scanner, l’IRM, le Pet-scan, l’EOS, le Cone beam...

  • LES TECHNIQUES RADIOGRAPHIQUES

    • LA RADIOGRAPHIE STANDARD

      LA RADIOGRAPHIE STANDARD

      La radiographie standard n’est pas pour autant oubliée. On a déjà vécu, il ya 10 à 15 ans, la transformation des cassettes radiographiques classiques avec rechargement en  films radiographiques en cassettes à capteurs, sans film intégré. Plus récemment, surtout depuis 2 à 3  ans, on amorce la transformation complète des tables radiologiques avec la mise en place de capteurs plans, supprimant de ce fait les cassettes radiologiques. Cette technique permet de plus, de progresser dans  la réduction de l’irradiation.

    • L'EOS

      L'EOS

      L’EOS est la plus récente des techniques de radiologie "standard". Il repose sur la mise au point  de détecteurs spécifiques, inventés par le prix Nobel de physique, G.CHARPAK. Il révolutionne la radiologie standard et permet notamment l’acquisition de clichés d’ensemble, en charge, debout (corps entier, rachis en entier face et profil). Cette nouveauté se double d’une réduction de l’irradiation, cette fois dans des proportions majeures, allant jusqu’à une diminution de 8 à 10 fois les doses d'irradiation  précédemment reçues en radiologie conventionnelle.

      La diffusion de cette technique est mondiale.

    • LE SCANNER

      LE SCANNER

      Le scanner continue à évoluer, devenant de plus en plus rapide, performant, et également moins irradiant.

    • LES EXAMENS SANS RADIATIONS IONISANTES: écho et IRM.

      LES EXAMENS SANS RADIATIONS IONISANTES: écho et IRM.

      Les ultra sons ( échographie ), le champ magnétique ( IRM ) sont devenus les 2 techniques diagnostiques majeures. Leur intérêt ne peut que croitre, car il s'agit de techniques non irradiantes, sans rayon X, en plein essor grâce aux progrès de l'informatique. Elles ne peuvent cependant encore actuellement, se substituer complètement aux techniques radiologiques classiques.

  • LE CHOIX D'UN EXAMEN

    • Chaque examen a ses indications et ses limites.

      Chaque examen a ses indications et ses limites.

      L'offre radiologique s'élargit, mais se pose un nouveau  problème lors de chaque nouvel examen : personne n’a inventé l’examen unique et universel.

      Le choix de telle ou telle technique est toujours le fruit d’une juste réflexion pour adapter, à chacun, la méthodologie la plus performante, la moins irradiante permettant d'aboutir à un diagnostic.

      Si certains diagnostics restent simples et ne méritent qu’une seule exploration judicieusement choisie, d’autres sont beaucoup plus complexes et peuvent amener à multiplier les techniques d’imagerie: l’IRM par exemple n’a ni supplanté le scanner, ni l’échographie dans nombres de pathologies. Parfois même, on est amené à coupler d'emblée 2 techniques ensemble ou à volontairement compléter une première imagerie par une deuxième pour préciser au mieux certaines anomalies ( scanner complémentaire d'une IRM pour rechercher des calcifications, des ossifications,  mieux analyser une trame osseuse anormale....).

    • Le coût d’un examen

      Le coût d’un examen

      Le coût d’un examen rentre également en compte dans le choix d'examen à prescrire car les différences sont parfois énormes entre eux: par exemple, pour un examen des tendons de l'épaule, le coût sera 10 à 15 fois plus cher avec l'IRM qu'avec une simple échographie. L’indication  d’un examen  à coût élevé doit être justifiée. A résultat égal, il apparaît donc judicieux de choisir la technique la moins onéreuse.

      Il est de la responsabilité de chaque médecin de prescrire la technique la mieux adaptée à chaque problème diagnostique.

    • L'IMAGEUR

      L'IMAGEUR

      L’imageur est le spécialiste le plus compétent, à la disposition des médecins traitants ou des spécialistes, pour  les aider à choisir la technique la plus adaptée à chaque cas particulier. Il réalisera toujours un examen sous sa propre responsabilité, lui permettant de récuser une éventuelle prescription si il la juge non conforme aux recommandations thérapeutiques ou anormalement dangereuse pour le patient.

      LA CHARTE DES RADIOLOGUES