À savoir

  • Contre indications

    • CONTRE INDICATIONS ET RISQUES ENCOURUS POUR UN EXAMEN IRM


      Différentes sortes de champs magnétiques sont utilisées en imagerie par résonance magnétique du corps humain. Certains champs magnétiques sont de type statiques, d'autres correspondent à des gradients. L'intensité des champs utilisés en pratique clinique varie de 0,2 à 3 Tesla. Dans des instituts de recherche, on trouve même des appareils utilisant des champs magnétiques de 8 Tesla. Outre l'utilisation de champ magnétique, l'obtention d'images IRM nécessite l'émission d'onde RF. Par ailleurs, l'utilisation des gradients est source de bruit dont la puissance acoustique peut être importante. Chacun des points ci-dessus a fait l'objet de recherches quant à l'apparition possible d'effets indésirables.
      Les effets biologiques d'une courte exposition à un champ magnétique statique ont été étudiés extensivement et aucun effet délétère n'a été démontré jusqu'à présent. Des expériences ont montré que l'utilisation de gradients de champs magnétiques pouvait provoquer une stimulation des nerfs périphériques et rendre inconfortable un examen IRM. Toutefois, les paramètres des gradients de champ magnétique utilisés en pratique clinique sont largement en deçà de ceux employées dans ces études. L'émission d'ondes radio s'accompagne d'un échauffement des tissus. Ces effets thermiques sont dépendants de la quantité d'énergie absorbée par les tissus. Le taux d'absorption spécifique est la norme utilisée pour mesurer ces effets. Aux Etats-Unis, le maximum admissible en routine clinique est de 4W/kg pour le corps entier. À 1,5T comme sur notre machine, en pratique clinique courante, les SAR restent largement en deçà des limites admissibles.

      D'une manière générale, le bruit excessif peut provoquer une diminution ou une perte de l'audition. Pour ces raisons, le bruit produit à l'intérieur d'une unité IRM est généralement limité à 99dB. Les séquences les plus bruyantes sont les séquences rapides comme les fast spin-echo, les fast gradient echo ou les echo planar (EPI). La présence de bruit durant l'examen peut augmenter l'anxiété des patients ou rendre inconfortable l'examen. La mise en place de bouchons dans les oreilles est le moyen le plus facile de limiter tous les désagréments dus aux bruits.  


      Corps métalliques et IRM

      Parce que l'IRM utilise un champ magnétique, la présence de pièces métalliques dans le corps pose problème en raison du risque de déplacement, d'un possible échauffement des tissus (d'où un risque de brûlure) et de la création d'artéfacts pouvant gêner l'interprétation de l'examen. L'importance de ces effets dépend de la nature du métal (conducteur/ferromagnétique ou non). Par ailleurs, le fonctionnement des appareils électroniques comme un stimulateur cardiaque, peut être perturbé ou stoppé par la présence du champ magnétique. L'existence d'un risque à subir un examen IRM est dépisté par un entretien et via un questionnaire sur le passé médical et la présence de pièces métalliques dans le corps. La même procédure s'applique aux accompagnateurs qu'ils fassent partie de la famille ou même du personnel médical. Une majorité d'appareils électroniques comme les stimulateurs cardiaque, les neurostimulateurs, les implants cochléaires ne sont pas compatible avec un examen IRM. Dés lors il appartient au médecin référent de se renseigner auprès du fabricant/ de ses confrères et d'adresser son patient à l'IRM avec une lettre indiquant dans quelles conditions l'examen peut être réalisée.
 Un certain nombre de prothèses comme les valves cardiaques, les filtres ou les stents peuvent ne pas être compatible avec un examen IRM, de sorte que la problématique et la démarche sont la même que celle indiquée précédemment. Aujourd'hui la plupart des vis, plaques et clous, etc. posés par les chirurgiens sont en principe IRM-compatibles. Il convient d'être prudent lorsque l'intervention n'est pas récente ou que les habitudes du chirurgien référent ne sont pas connues. Une pièce métallique peut provoquer de nombreux artéfacts qui masquent la région examinée: la qualité de l'examen s'en trouve diminuée. Dans certains cas, l'examen peut être non interprétable.  

      Autres contre-indications / risques:

      Tatouages : Certains tatouages peuvent contenir des particules ferro-magnétiques et de rares cas de brûlures cutanées ont été décrites.
      Piercing: Ces bijoux sont parfois constitués d'un métal conducteur et la possibilité d'un déplacement ou / et de petites brûlures existent. Les piercings devraient donc être enlevés avant un examen IRM.
      Corps intra-oculaires : Le déplacement de corps métalliques intra-oculaires peut entraîner de graves dégâts. Dans une population à risque (travailleur dans les métaux, décolletages par exemple), il est généralement demandé d'effectuer des radiographies des orbites avant que l'examen IRM soit réalisé. Dans certains cas particuliers, un scanner ou un examen ophtalmologique peut être exigé.
      Claustrophobie : Si vraiment nécessaire, l'examen peut être réalisé sous sédation profonde.

  • IRM OSTEO ARTICULAIRE

    • ALLERGIE AU GADOLINIUM


      L'agent de contraste à base de gadolinium utilisé en imagerie par résonance magnétique (IRM) est un chélate de gadolinium.

      Des réactions allergiques légères à sévères peuvent exceptionnellement survenir après injection intraveineuse de Gadolinium. Ces réactions ont été observées avec une incidence à peu près égale chez tous les fabricants de contraste.
      Ce risque de réaction allergique est très faible et imprévisible, mais rarissime. La fréquence des réactions indésirables aux produits de contraste contenant du gadolinium tourne autour de 0.07%. Ces réactions sont moins fréquentes chez les enfants.  

      La plupart des réactions allergiques aux produits de contraste contenant du gadolinium sont légères. Lors d'une réaction allergique, la symptomatologie observée peut aller d'une simple rougeur cutanée, de l'urticaire jusqu'à des troubles cardio-respiratoires pouvant nécessiter un traitement en milieu hospitalier.  Comme pour les produits de contrastes iodés, il n'y a pas de consensus sur l'utilité des prémédications avec corticostéroïdes et antihistaminiques dans la prévention des réactions anaphylactoïdes.

  • Fonctionnement IRM

    • ALLERGIE AU GADOLINIUM


      L'agent de contraste à base de gadolinium utilisé en imagerie par résonance magnétique (IRM) est un chélate de gadolinium.

      Des réactions allergiques légères à sévères peuvent exceptionnellement survenir après injection intraveineuse de Gadolinium. Ces réactions ont été observées avec une incidence à peu près égale chez tous les fabricants de contraste.
      Ce risque de réaction allergique est très faible et imprévisible, mais rarissime. La fréquence des réactions indésirables aux produits de contraste contenant du gadolinium tourne autour de 0.07%. Ces réactions sont moins fréquentes chez les enfants.  

      La plupart des réactions allergiques aux produits de contraste contenant du gadolinium sont légères. Lors d'une réaction allergique, la symptomatologie observée peut aller d'une simple rougeur cutanée, de l'urticaire jusqu'à des troubles cardio-respiratoires pouvant nécessiter un traitement en milieu hospitalier.  Comme pour les produits de contrastes iodés, il n'y a pas de consensus sur l'utilité des prémédications avec corticostéroïdes et antihistaminiques dans la prévention des réactions anaphylactoïdes.

    • CONTRE INDICATIONS ET RISQUES ENCOURUS POUR UN EXAMEN IRM


      Différentes sortes de champs magnétiques sont utilisées en imagerie par résonance magnétique du corps humain. Certains champs magnétiques sont de type statiques, d'autres correspondent à des gradients. L'intensité des champs utilisés en pratique clinique varie de 0,2 à 3 Tesla. Dans des instituts de recherche, on trouve même des appareils utilisant des champs magnétiques de 8 Tesla. Outre l'utilisation de champ magnétique, l'obtention d'images IRM nécessite l'émission d'onde RF. Par ailleurs, l'utilisation des gradients est source de bruit dont la puissance acoustique peut être importante. Chacun des points ci-dessus a fait l'objet de recherches quant à l'apparition possible d'effets indésirables.
      Les effets biologiques d'une courte exposition à un champ magnétique statique ont été étudiés extensivement et aucun effet délétère n'a été démontré jusqu'à présent. Des expériences ont montré que l'utilisation de gradients de champs magnétiques pouvait provoquer une stimulation des nerfs périphériques et rendre inconfortable un examen IRM. Toutefois, les paramètres des gradients de champ magnétique utilisés en pratique clinique sont largement en deçà de ceux employées dans ces études. L'émission d'ondes radio s'accompagne d'un échauffement des tissus. Ces effets thermiques sont dépendants de la quantité d'énergie absorbée par les tissus. Le taux d'absorption spécifique est la norme utilisée pour mesurer ces effets. Aux Etats-Unis, le maximum admissible en routine clinique est de 4W/kg pour le corps entier. À 1,5T comme sur notre machine, en pratique clinique courante, les SAR restent largement en deçà des limites admissibles.

      D'une manière générale, le bruit excessif peut provoquer une diminution ou une perte de l'audition. Pour ces raisons, le bruit produit à l'intérieur d'une unité IRM est généralement limité à 99dB. Les séquences les plus bruyantes sont les séquences rapides comme les fast spin-echo, les fast gradient echo ou les echo planar (EPI). La présence de bruit durant l'examen peut augmenter l'anxiété des patients ou rendre inconfortable l'examen. La mise en place de bouchons dans les oreilles est le moyen le plus facile de limiter tous les désagréments dus aux bruits.  


      Corps métalliques et IRM

      Parce que l'IRM utilise un champ magnétique, la présence de pièces métalliques dans le corps pose problème en raison du risque de déplacement, d'un possible échauffement des tissus (d'où un risque de brûlure) et de la création d'artéfacts pouvant gêner l'interprétation de l'examen. L'importance de ces effets dépend de la nature du métal (conducteur/ferromagnétique ou non). Par ailleurs, le fonctionnement des appareils électroniques comme un stimulateur cardiaque, peut être perturbé ou stoppé par la présence du champ magnétique. L'existence d'un risque à subir un examen IRM est dépisté par un entretien et via un questionnaire sur le passé médical et la présence de pièces métalliques dans le corps. La même procédure s'applique aux accompagnateurs qu'ils fassent partie de la famille ou même du personnel médical. Une majorité d'appareils électroniques comme les stimulateurs cardiaque, les neurostimulateurs, les implants cochléaires ne sont pas compatible avec un examen IRM. Dés lors il appartient au médecin référent de se renseigner auprès du fabricant/ de ses confrères et d'adresser son patient à l'IRM avec une lettre indiquant dans quelles conditions l'examen peut être réalisée.
 Un certain nombre de prothèses comme les valves cardiaques, les filtres ou les stents peuvent ne pas être compatible avec un examen IRM, de sorte que la problématique et la démarche sont la même que celle indiquée précédemment. Aujourd'hui la plupart des vis, plaques et clous, etc. posés par les chirurgiens sont en principe IRM-compatibles. Il convient d'être prudent lorsque l'intervention n'est pas récente ou que les habitudes du chirurgien référent ne sont pas connues. Une pièce métallique peut provoquer de nombreux artéfacts qui masquent la région examinée: la qualité de l'examen s'en trouve diminuée. Dans certains cas, l'examen peut être non interprétable.  

      Autres contre-indications / risques:

      Tatouages : Certains tatouages peuvent contenir des particules ferro-magnétiques et de rares cas de brûlures cutanées ont été décrites.
      Piercing: Ces bijoux sont parfois constitués d'un métal conducteur et la possibilité d'un déplacement ou / et de petites brûlures existent. Les piercings devraient donc être enlevés avant un examen IRM.
      Corps intra-oculaires : Le déplacement de corps métalliques intra-oculaires peut entraîner de graves dégâts. Dans une population à risque (travailleur dans les métaux, décolletages par exemple), il est généralement demandé d'effectuer des radiographies des orbites avant que l'examen IRM soit réalisé. Dans certains cas particuliers, un scanner ou un examen ophtalmologique peut être exigé.
      Claustrophobie : Si vraiment nécessaire, l'examen peut être réalisé sous sédation profonde.

  • TECHNIQUE

    • SCANNER ET IRRADIATION


      L'apparition des scanner multi-barrettes a permis d'effectuer des examens tomodensitométriques du corps entier en moins de 20 secondes. Les images obtenues sont d'une résolution spatiale remarquable. La finesse des données acquises avec ces scanners multibarrettes permet de disposer d'images dans les 2 autres dimensions de l'espace (plan sagittal, plan coronal).

      Malheureusement, pour des raisons techniques, le scanner multibarrettes est beaucoup plus irradiant que le scanner hélicoïdal monobarrette. Parallèlement, la facilité d'utilisation du scanner multibarrettes a rendu ses indications plus larges. Aux Etats-Unis, l'emploi de la tomodensitométrie rend compte des 2/3 de l'irradiation associée à l'imagerie médicale.
      L'examen tomodensitométrique est devenu un standard pour la recherche  de nombres de pathologies notamment digestives, urinaires, abdomino pelvienne ou thoracique avec des études donc « larges » étendues. Les performances des scanners multibarrettes permettent maintenant de détecter également des maladies coronariennes ou des polypes du colon. Toutes ces indications peuvent impliquer une répétition des examens tomodensitométriques et donc des irradiations successives.

      Au fil du temps, il est apparu que les doses reçues lors d'un examen tomodensitométrique avec un scanner multibarrettes n'étaient ni négligeables ni si inoffensives qu'il y paraissait. Par rapport au scanner hélicoïdal classique, les doses reçues par les patients étaient majorées de 30-50% avec les scanners multibarrettes. Soulignons qu'il n’y a pas de proportionnalité entre le nombre de barrettes du scanner et les doses de radiations utilisées.             

      Différentes précautions ont été proposées pour réduire l'irradiation:

      modification des paramètres techniques pour obtenir les images de repérage (scout view, pilote)


      paramètres techniques adaptés à la morphologie de chaque patient (poids, diamètre antéropostérieur, taille)


      limitation des aires couvertes par l'examen tomodensitométrique


      adaptation des paramètres techniques à la région anatomique étudiée (bassin, abdomen)


      protection des zones non étudiées   Les constructeurs d'appareils médicaux, sensibilisés à ces problèmes d'irradiation, mettent sur le marché de nouvelles technologies (« tube current modulation », filtration, software) permettant de travailler avec des doses de rayonnement plus petites.            

      De multiples examens tomodensitométriques sont effectuées avec des protocoles « low dose » et les études n'ont pas montré de dégradation de la qualité des informations obtenues par ces méthodes.   

      Finalement, comme pour tout examen de radiologie, l'examen tomodensitométrique doit satisfaire aux deux critères suivants : 

      *la demande d'examen est dûment justifiée (Bénéfice attendu de l'examen).

      *la dose délivrée lors de cet examen est la plus petite possible.

      Lorsque l'on veut éviter toute irradiation (enfant par exemple) se pose la question de rechercher une technique d'imagerie alternative : imagerie par résonance magnétique (IRM), échographie....

    • ALLERGIE AUX PRODUITS DE CONTRASTE IODES


      L’injection intraveineuse de produit de contraste peut se manifester par des réactions dont les symptômes sont similaires à celles des réactions allergiques.
      De telles réactions ont été également observées lors d'injections intra-articulaires de produits de contraste iodé. Ces réactions peuvent être immédiates ou retardées (jusqu'à 24-48h par exemple). Lors d'une réaction immédiate, la symptomatologie observée peut aller d'une simple rougeur cutanée, de l'urticaire jusqu'à des troubles cardio-respiratoires pouvant nécessiter un traitement en milieu hospitalier.Les réactions tardives se manifestent 1h après l'injection voir plus. Le plus souvent il s'agit de réactions cutanées (rougeur, rash) peu importantes. Des douleurs abdominales sont possibles. 

      La pathogénie de ce type de réaction n'est pas connue. On parle de « réaction  allergique » tout court est employé. Le traitement d'un choc anaphylactique/anaphylactoïde est toujours le même: corticostéroïdes, liquide physiologique, adrénaline si nécessaire et antihistaminiques.

      Le risque d'une réaction allergique est faible et généralement imprévisible. Certains patients (asthme, rhume des foins, ­ terrain atopique (prédisposition aux allergies)) sont un peu plus à risque. Des patients qui ont déjà eu des réactions indésirables " mineures " aux produits de contraste sont évidemment à risque. L'allergie aux crustacés n'est pas reconnue comme un facteur de risque. Il n'y a pas de tests de laboratoire permettant d'indiquer d'une manière fiable le risque de survenue d'une réaction " allergique " aux produits de contraste radiologiques. De multiples travaux ont montrés une réduction du nombre de basophiles et d'éosinophiles circulants dans le sang après injection intra-veineuse de methylprednisone. Comme ce sont précisément ces éléments sanguins qui sécrètent les médiateurs associés aux réactions indésirables, l'American College of Radiology et d'autres proposent aux personnes à risques des protocoles de prémédication. 

      En cas de terrain prédisposé aux allergies, un protocole de préparation aux examens avec contraste iodé intraveineux peut être utilisé: 
 Comme il n'y a pas d'étude scientifique (et il ne peut pas y en avoir car risque de réaction anaphylactoïde!) prouvant l'efficacité de ce protocole, son utilisation est controversée. Néanmoins, même si ce protocole ne permet pas d'éviter des réactions indésirables graves, il existe quand même des rapports tendant à indiquer une diminution de la sévérité des réactions avec son utilisation.

    • GROSSESSE ET IMAGERIE

      Grossesse et examens radiologiques
      A moins d'une indication formelle, tous les examens avec rayonnements ionisants sont à éviter:
 Chez la femme enceinte. 
 Au cours de la deuxième partie du cycle en l'absence de contraception chez une femme non ménopausée.
      Par «examens avec rayonnements ionisants», on entend les examens suivants: radiographie standard, transit, lavement, urographie intraveineuse, examen tomodensitométrique (CT-scan).
      A noter que l'effet tératogène des rayons X est particulièrement prononcé durant le premier trimestre de la grossesse.
      Jusqu'à ce jour, aucun effet biologique délétère n'a été constaté après un examen par résonance magnétique. Toutefois selon le principe de précaution, on s'abstient de proposer un tel examen durant les trois premiers mois de la grossesse.
      En cas d'investigations radiologiques durant une grossesse, le radiologue considérera en premier lieu une échographie. Dans cette situation, l'IRM apparaît également comme une bonne alternative. La grossesse est une contre-indication relative (en particulier après le premier trimestre) et le radiologue discutera avec le médecin traitant de l'indication à l'examen, des informations obtenus, des risques et des bénéfices. Si toutefois le problème ne peut pas être résolu par une échographie ou une IRM et qu'un scanner s'avérerait indispensable, des précautions spéciales seraient prises (Protocole "low-dose", tablier de protection si la région examinée laisse cette possibilité, etc...). Si un examen avec contraste iodé est effectué après 12 semaines d'aménorrhée, l'iode peut être capté par le fœtus et il est conseillé de faire contrôler la fonction thyroïdienne du bébé à sa naissance.

      A moins d'une indication formelle, tous les examens avec rayonnements ionisants sont à éviter chez la femme enceinte, au cours de la deuxième partie du cycle en l'absence de contraception chez une femme non ménopausée.
      Par «examens avec rayonnements ionisants», on entend les examens suivants:
      radiographie standard, transit, lavement, urographie intraveineuse, examen tomodensitométrique (CT-scan).
      A noter que l'effet tératogène des rayons X est particulièrement prononcé durant le premier trimestre de la grossesse.

      Jusqu'à ce jour, aucun effet biologique délétère n'a été constaté après un examen par résonance magnétique.
      Toutefois selon le principe de précaution, on s'abstient de proposer un tel examen durant les trois premiers mois de la grossesse.En cas d'investigations radiologiques durant une grossesse, le radiologue proposera en premier lieu une échographie. Dans cette situation, l'IRM apparaît également comme une bonne alternative. La grossesse est une contre-indication relative (en particulier après le premier trimestre) et le radiologue discutera avec le médecin traitant de l'indication à l'examen, des informations obtenus, des risques et des bénéfices. Si toutefois le problème ne peut pas être résolu par une échographie ou une IRM et qu'un scanner s'avérerait indispensable, des précautions spéciales seraient prises (Protocole "low-dose", tablier de protection si la région examinée laisse cette possibilité, etc...).
      Si un examen avec contraste iodé est effectué après 12 semaines d'aménorrhée, l'iode peut être capté par le fœtus et il est conseillé de faire contrôler la fonction thyroïdienne du bébé à sa naissance.

  • La radiologie ostéo articulaire

    • ALLERGIE AUX PRODUITS DE CONTRASTE IODES


      L’injection intraveineuse de produit de contraste peut se manifester par des réactions dont les symptômes sont similaires à celles des réactions allergiques.
      De telles réactions ont été également observées lors d'injections intra-articulaires de produits de contraste iodé. Ces réactions peuvent être immédiates ou retardées (jusqu'à 24-48h par exemple). Lors d'une réaction immédiate, la symptomatologie observée peut aller d'une simple rougeur cutanée, de l'urticaire jusqu'à des troubles cardio-respiratoires pouvant nécessiter un traitement en milieu hospitalier.Les réactions tardives se manifestent 1h après l'injection voir plus. Le plus souvent il s'agit de réactions cutanées (rougeur, rash) peu importantes. Des douleurs abdominales sont possibles. 

      La pathogénie de ce type de réaction n'est pas connue. On parle de « réaction  allergique » tout court est employé. Le traitement d'un choc anaphylactique/anaphylactoïde est toujours le même: corticostéroïdes, liquide physiologique, adrénaline si nécessaire et antihistaminiques.

      Le risque d'une réaction allergique est faible et généralement imprévisible. Certains patients (asthme, rhume des foins, ­ terrain atopique (prédisposition aux allergies)) sont un peu plus à risque. Des patients qui ont déjà eu des réactions indésirables " mineures " aux produits de contraste sont évidemment à risque. L'allergie aux crustacés n'est pas reconnue comme un facteur de risque. Il n'y a pas de tests de laboratoire permettant d'indiquer d'une manière fiable le risque de survenue d'une réaction " allergique " aux produits de contraste radiologiques. De multiples travaux ont montrés une réduction du nombre de basophiles et d'éosinophiles circulants dans le sang après injection intra-veineuse de methylprednisone. Comme ce sont précisément ces éléments sanguins qui sécrètent les médiateurs associés aux réactions indésirables, l'American College of Radiology et d'autres proposent aux personnes à risques des protocoles de prémédication. 

      En cas de terrain prédisposé aux allergies, un protocole de préparation aux examens avec contraste iodé intraveineux peut être utilisé: 
 Comme il n'y a pas d'étude scientifique (et il ne peut pas y en avoir car risque de réaction anaphylactoïde!) prouvant l'efficacité de ce protocole, son utilisation est controversée. Néanmoins, même si ce protocole ne permet pas d'éviter des réactions indésirables graves, il existe quand même des rapports tendant à indiquer une diminution de la sévérité des réactions avec son utilisation.

  • La radiologie standard

    • RADIOGRAPHIE ET GROSSESSE


      A moins d'une indication formelle, tous les examens avec rayonnements ionisants sont à éviter chez la femme enceinte, et au cours de la deuxième partie du cycle en l'absence de contraception chez une femme non ménopausée (radiographie, scanner, infiltration sous contrôle radio ou scanner...).
      A noter que l'effet tératogène des rayons X est particulièrement prononcé durant le premier trimestre de la grossesse.
      Jusqu'à ce jour, aucun effet biologique délétère n'a été constaté après un examen par résonance magnétique. Toutefois selon le principe de précaution, on s'abstient de proposer un tel examen durant les trois premiers mois de la grossesse.
      En cas d'investigations radiologiques durant une grossesse, le radiologue considérera en premier lieu une échographie. Dans cette situation, l'IRM apparaît également comme une bonne alternative. La grossesse est une contre-indication relative (en particulier après le premier trimestre) et le radiologue discutera avec le médecin traitant de l'indication à l'examen, des informations obtenus, des risques et des bénéfices. Si toutefois le problème ne peut pas être résolu par une échographie ou une IRM et qu'un scanner s'avérerait indispensable, des précautions spéciales seraient prises (Protocole "low-dose", tablier de protection si la région examinée laisse cette possibilité, etc...). Si un examen avec contraste iodé est effectué après 12 semaines d'aménorrhée, l'iode peut être capté par le fœtus et il est conseillé de faire contrôler la fonction thyroïdienne du bébé à sa naissance.

    • RADIOPROTECTION FICHE FNMR 2011

      Radioprotection Mis à jour Vendredi, 22 Avril 2011 09:12

      La radioprotection est définie comme l’ensemble des règles, des procédures et des moyens de prévention et de surveillance visant à empêcher ou à réduire les effets nocifs des rayonnements ionisants produits sur les personnes directement ou indirectement, y compris lors des atteintes portées à l’environnement. Il s'agit d'une définition large. Pour ce qui concerne le radiodiagnostic, sont utilisés des générateurs de rayons X, qui n'émettent que pendant un temps très bref, et il n'y a pas de problème de persistance de l'exposition ni de contamination de l'environnement. Sont concernés : les appareils de radiologie conventionnelle ou interventionnelle et le scanner. L'IRM et l'échographie n'utilisent pas de rayons X.

      Pourquoi se protéger des rayons X ? Les rayons X sont donc des émissions de photons (comme la lumière, les ondes radio...) ayant des propriétés ionisantes. Ils peuvent donc avoir des effets sur les cellules, les organes, les organismes exposés. Schématiquement, deux types d'effets sont possibles :
      1. les effets déterministes, ne survenant qu'au-delà d'un seuil, mais alors obligatoirement si le seuil est dépassé. Exemples : brûlures cutanées, alopécie...
      2. les effets aléatoires, qui correspondent à l'augmentation du risque de cancer après exposition aux rayonnements ionisants. Ainsi, seules quelques personnes seront réellement touchées par un cancer radio-induit dans une population exposée, d'autant plus nombreuses que l'exposition est intense. Il faut souligner que le radiodiagnostic utilise des doses très faibles de rayons X et que dans l'immense majorité des cas il n'y a pas lieu de craindre l'apparition d'effets déterministes. Ainsi la dose à la peau pour une radiographie pulmonaire de face est de l'ordre de 0,2 milligrays (deux dizièmes de millièmes de grays, unité de mesure de l’irradiation), alors que la dose érythème (coup de soleil) est de l'ordre de 5000 mGy. Ceux-ci peuvent cependant être observés dans des procédures particulières, interventionnelles longues et difficiles, cardiaques ou neurologiques par exemple. Pour les effets aléatoires, ceux-ci ne sont pas connus avec certitude pour deux raisons simples : le faible niveau d'exposition aux rayons X et le délai séparant exposition et apparition du cancer. On connait statistiquement le sur-risque de cancer induit par des expositions de plus de 200 mGy, mais on n'arrive pas à les mettre en évidence pour des expositions plus faibles. On a alors recours à une hypothèse de travail où l'on convient que chaque exposition, si faible soit-elle, comporte un risque proportionnel. Cette partie des effets biologiques potentiels des rayonnements ionisants justifie pleinement les principes de radioprotection, en particulier pour les patients les plus jeunes. Il faut bien sûr rapporter ces risques hypothétiques au bénéfice immense que la radiologie permet pour la prise en charge des patients et les diagnostics ! Le personnel, qui n'est pas bénéficiaire de l'examen radiologique, va, également, par principe, minimiser sa propre exposition professionnelle.

      La radioprotection des patients, comment ?
      - Les matériels sont soumis à des normes de construction, d'installation très sévères ; - Les installations font très régulièrement l'objets de contrôles de qualité internes, - Seuls des personnels formés spécifiquement sont habilités à les utiliser (manipulateurs, médecins radiologues...). - Les demandes d'examen sont étudiées par le médecin radiologue, qui choisit la technique la plus adaptée et donne au manipulateur les consignes nécessaires pour que l'examen soit mené de manière à apporter le diagnostic recherché sans excès de dose de rayons X. Si nécessaire, le radiologue peut substituer l'examen demandé par un autre, non irradiant (échographie, IRM), selon l'indication et la disponibilité des matériels. - Les examens sont réalisés selon des protocoles préétablis, destinés à maitriser la dose, et adaptés à chaque individu. On note pour toutes ces étapes la nécessaire collaboration entre les intervenants : médecin demandeur, équipe radiologique avec radiologue et manipulateur. Dans certains cas prévus par la réglementation, des données dosimétriques sont portées dans le compte-rendu d'examen. - Des campagnes de mesures sont réalisées régulièrement afin d'optimiser en permanence les protocoles d'examen.

      En conclusion:

      Les différentes techniques de radiologie / imagerie médicale sont au cœur de la prise en charge des patients, dans des domaines très divers allant de l'urgence au dépistage, en passant par le diagnostic et le suivi en cancérologie et les procédures interventionnelles. Ceci se fait au prix d'un risque très faible dans le cadre des rayonnements ionisants, que les règles de radioprotection permettent de maitriser et de rendre acceptable.

      Dr Emmanuel MUSEUX